Novembre, le mois pour penser aux défunts. Novembre, mois des morts. Ici et ailleurs, plusieurs traditions religieuses ou traditionnelles centrées sur le souvenir de nos êtres chers disparus sont célébrées. L’an passé, à pareille date, je m’immisçais dans la riche et colorée culture mexicaine pour assister à une grosse fête locale autour des célébrations entourant Dia de Muertos (le jour des morts). Ces festivités traditionnelles se fêtent du 31 octobre au 2 novembre. On y honore les êtres chers disparus entre famille et amis, avec prières et autels riches d’offrandes pour les défunts.

Cette année, j’ai choisi d’adopter ce rituel et de le faire chez-moi, à la maison, en l’honneur des membres de ma famille et de mes amis disparus. Les premiers élus furent facile à trouver. Il s’agit des êtres aimés qui me guident dans la vie de tous les jours en me faisant signe, dans mes méditations et dans mes conversations quotidiennes avec l’au-delà. Bien qu’ils soient très présents dans ma vie, je me suis vu bien émue de leur préparée un tribun, peut-être puisqu’ici au Québec, ces gestes se posent d’habitude plutôt discrètement; une prière, une bougie, une fleur, une pensée.

Mon premier réflexe fut de me demander si j’avais le droit de poser de tels gestes. Allais-je déranger mes chers défunts en les célébrants de la sorte? Pouvaient-ils en être offenser? La réponse ne s’est pas fait attendre. On me donnait le Ok dans un bel élan d’allégresse. Puis, pensant à mon petit cercle d’initiée, me disant que j’avais peu de gens à célébrer, je dû accepter un flot de souvenirs provenant des membres de ma famille de l’autre côté. Quel plaisir de sentir tout ce beau monde près de moi! Quelle joie de ressentir à nouveau tout l’amour que j’avais pour ces gens. J’étais une toute petite fille à nouveau qui avait foi en l’amour!

Choisissant de mettre en place un autel pour eux, j’ai dû penser à ce qu’ils aimaient dans la vie, ce qui les définissaient. J’ai dû mettre ma mémoire à profit pour faire revivre un peu les gens que j’aime qui sont aujourd’hui de l’autre côté du voile. J’ai dû chercher des photos, quérir des fleurs, préparer des offrandes et fouiller la maison à la recherche de souvenirs. Le processus, fait avec mon amoureux, m’a apporté bien des émotions et de belles surprises. Tout au long de la préparation de l’autel, des « coïncidences » m’ont fait tomber sur des photos et des objets souvenirs à des endroits impossibles. Encore une fois, on me prouvait le pouvoir de co-création de notre équipe divine.

Aujourd’hui, 1er novembre, j’allume les bougies sur mon autel et je trinque avec ma famille et mes amis membre de mon équipe d’alliés. Le bel autel, au centre du salon, réchauffera mon cœur tout au long de la journée. Cette année, j’adopte cette nouvelle tradition familiale qui me permettra d’offrir toute mon amour et ma gratitude à mes défunts qui, toute au long de ma vie, m’offre leur support. Quelle belle façon d’accueillir et de se préparer pour la période d’introspection qu’apportent les temps froids. Merci la vie. Merci l’amour. Merci à mon équipe dans la lumière!

Une réflexion sur “Célébrer nos défunts

  1. Wow! Magnifique! Merci pour ce texte, j’avoue que j’ai pensé mettre les photos de certains proches sur mon autel de méditation.

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